Aller au contenu
Magic Prices : Comparateur de prix
Bons Plans

La Curée (Poche)

(10 avis)

ISBN La Curee, Romance, Français, Livre broché

Meilleure offreTendance prix

3,49 €

-13%
Tendance prix
Analyse détaillée
Historique des prix de La Curée (Poche) sur les 3 derniers mois
DatePrix
6 mars 20264 €
11 mars 20263 €
13 mars 20263 €
16 mars 20262,78 €
19 mars 20263,49 €
23 mars 20262,78 €
26 mars 20263,49 €
29 mars 20263,49 €
2 avril 20263,49 €
6 avril 20263,49 €
10 avril 20263,49 €
14 avril 20263,49 €
22 avril 20264 €
16 mai 20263,49 €
Offres:

Comparer les prix de La Curée (Poche)

*Date de la dernière mise à jour du prix

Avis aux utilisateurs : Nous référençons régulièrement de nouvelles offres pour vous proposer le plus grand choix. Cependant, les résultats affichés ne reflètent pas l'intégralité des offres disponibles sur le marché. Par défaut, les offres sont classées par prix, l'offre la moins chère apparaissant en première position.

Information produit

Zola La Curée A la fin d'une chasse, pendant la curée, les chiens dévorent les entrailles de la bête tuée. Pour le jeune Zola, qui déteste son époque, c'est le coeur de Paris, entaillé par les larges avenues de Napoléon III, que des spéculateurs véreux s'arrachent. Ce deuxième volume des Rougon-Macquart, histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire, est l'un des plus violents. Zola ne pardonne pas ces fortunes rapides qui inondent les allées du Bois d'attelages élégants, de toilettes de Worms et de bijoux éclatants. Aristide Saccard a réussi. Mais tout s'est dénaturé autour de lui : son épouse, Renée, la femme qui se conduit en homme, si belle et désoeuvrée ; son fils, Maxime, l'amant efféminé de sa belle-mère. On accusa Zola d'obscénité. Il répliqua :
« Une société n'est forte que lorsqu'elle met la vérité sous la grande lumière du soleil. » Edition de Philippe Bonnefis.

Livres ISBN

Produit

Nom
La Curée (Poche)
Catégorie
Livres
Marque
ISBN

Caractéristiques

Genre
Romance
Type de couverture de livre
Livre broché
Langue
Français
Rédigé par
Emile Zola
Sexe suggéré
unisexe
Éditeur
LGF
Date de sortie
19/12/1997
ISBN (International Standard Book Number)
9782253003663
Quantité de commande minimum
1 pièce(s)

Avis clients

Faites-nous part de votre avis sur le produit ou consultez les avis des autres membres.

4.5(10 avis)

5

4

3

2

1

Ce livre m'a vraiment plu. La lecture est facile et captivante. J'ai aimé découvrir la facette de Paris en construction et la vie dans la société du second empire.
J'ai lu il y a quelques années les Rougon Macquart et j'avais une très grande envie de les relire pour la troisième fois …la curée c'est en cours , j'ai hâte de le finir pour 'attaquer' le ventre de Paris ….et les autres
Ce roman, c'est littéralement le portrait d'une société en crise. Pour Zola, c'est Paris sous Napoléon III, alors que les spéculateurs et les hommes d'affaires s'arrachent les placements et les privilèges. Ici, toutes les régressions sont permises : le mensonge, l'adultère et même l'inceste. Le roman suit la vie de Saccard, un spéculateur véreux qui met tout sur l'immobilier et adore les intrigues compliquées. Son fils Maxime devient très proche de sa belle-mère avec laquelle il s'amuse lors de leurs sorties au Bois de Boulogne, et Renée est perçue comme une femme très belle qui meurt d'ennui et a toujours besoin d'une extravagance plus haute. Le roman traduit la débâuche de toute une société à grands renforts d'étoffes et de cancans mais aussi une part de tragédie.
La curée, terme cynégétique désignant la récompense donnée aux chiens à l’issue d’une chasse (les abats ou une autre partie de l’animal), est ici la ruée de financiers plus ou moins véreux sur le Paris en chantier permanent du Second Empire. Parmi eux surnage Saccard, qui n’est autre qu’Aristide Rougon, fils de Pierre qui accède à la dite fortune du premier tome de la série.
Saccard, dont la mise de fond provient d’un mariage arrangé avec une belle jeune femme – Renée-, est un margoulin, qui profite de sa connaissance des futures percées de grands boulevards pour acheter des domaines, afin de toucher ensuite une prime d’expropriation conséquente.
Prévarication, délit d’initiés, spéculation à outrance sont autant de travers, vieux comme le monde, qu’on retrouve ici exacerbés dans un tourbillon incessant d’affaires (dont Saccard perd le décompte, d’ailleurs).
Certes on ne comprend pas tout, Zola s’intéressant plus à sa trame romanesque qu’à la compréhension fine des pratiques qu’il dénonce.
Il ne faut pas non plus compter sur lui pour présenter sous un jour favorable les réalisations de Napoléon III, et d’ailleurs la modernisation de Paris par la percée des grands boulevards n’est abordée que sous l’angle spéculatif, donc négatif. Bref l’intérêt est ailleurs, concentré dans la sociologie de ce microcosme.
Les hommes en tant que jouisseurs des richesses factices ou réelles sont bien présents, mais les pères nettement moins. Saccard n’est à aucun moment un père pour Maxime, sauf à l’heure de le marier ; quant à Louise, future femme de Maxime, elle a une expression ambigüe disant qu’elle passe son temps à perdre son père dans les soirées, et donc à le chercher.
Les personnages féminins chez Zola montrent une réelle complexité : la belle Renée, mariée sans amour à Saccard, en apparence frivole et dépensière, peine à trouver un sens à son existence. C’est dans cette liaison avec le fils de son mari, donc dans la transgression, qu’elle éprouve enfin un semblant de joie réelle. Zola paraît s’amuser dans « La curée » d’une fréquente ambivalence sexuelle : Maxime est souvent décrit comme efféminé et Renée se comporte en homme avec lui.
L’acmé du récit est une fête donnée par Saccard où la frivolité du moment s’oppose à la chute de Renée, qui voit ses illusions s’envoler… avant une fin triste bien entendu (c’est quand même du Zola !)