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Germinal (Poche)

(10 avis)

ISBN Germinal, Novel, Français, 608 pages

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Information produit

Voici, dans la France moderne et industrielle, les ' Misérables ' de Zola. Ce roman des mineurs, c'est aussi l'Enfer, dans un monde dantesque, où l'on ' voyage au bout de la nuit '. Mais à la fin du prodigieux itinéraire au centre de la terre, du fond du souterrain où il a vécu si longtemps écrasé, l'homme enfin se redresse et surgit dans une révolte pleine d'espoirs.C'est la plus belle et la plus grande œuvre de Zola, le poème de la fraternité dans la misère, et le roman de la condition humaine.

Livres ISBN

Produit

Nom
Germinal (Poche)
Catégorie
Livres
Marque
ISBN

Caractéristiques

Genre
Novel
Langue
Français
Rédigé par
Le Livre de Poche
Nombre de pages
608 pages
Date de sortie
03/11/1971
ISBN (International Standard Book Number)
9782253004226

Avis clients

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4.5(10 avis)

5

4

3

2

1

J’ai lu ce roman à 15 ans dans le cadre d’un travail au lycée et je le redécouvre 30 ans après. Il est toujours aussi passionnant, plein de poésie et de vérités sur son temps. Mais Zola était un visionnaire de la société. 660 pages de vrai plaisir à dévorer. Excellent dans ce monde où la misère intellectuelle envahit le monde des réseaux sociaux.
La grève des mineurs dans le Nord en 1866 est le thème de ce roman qui raconte l'histoire d'Étienne Lantier, un jeune homme qui perd son emploi et décide de rejoindre les mineurs pour lutter contre l'oppression des patrons. Le roman décrit la misère et la promiscuité que vivent les ouvriers, leur lutte pour le droit à la grève et l'intervention brutale de la force publique qui met fin à la grève dans le sang. C'est un document historique sur la condition ouvrière du 19e siècle et un roman social qui touche encore notre sensibilité et notre imagination en abordant les questions existentielles comme l'amour, le mal, la justice et le bonheur.
Au début, ce récit ressemble à une chanson de Pierre Bachelet : le nord, les quartiers pauvres, le ciel comme horizon, les hommes mineurs de fond, etc. Puis surgit un certain Étienne Lantier (fils de Gervaise, dans « L'assommoir »). D'abord observateur, le jeune homme réveille la conscience sociale de ses collègues mineurs, inspiré lui-même par diverses lectures plus ou moins bien digérées.
Sur ce terreau fertile, c'est une baisse de salaire décidée par la compagnie qui déclenche la grève générale, au centre du récit. Grève dure, longue (plus de trois mois), qui se termine dans le sang.
« Germinal », c'est d'abord un roman passionnant, bâti autour de deux séquences longues et tragiques : la grève, puis la tentative de sauvetage des mineurs isolés par l'inondation de la mine. Zola passe plus de temps auprès des ouvriers, mais s'intéresse aussi à la classe bourgeoise que constituent l'encadrement de la mine et un couple de rentiers, les Grégoire, en adoration devant leur fille unique. Et puis il y a l'amour de Lantier pour Catherine, la fille des Maheu. Lantier et un dénommé Chaval se disputent la jeune fille. Zola montre d'ailleurs comment la rivalité des deux hommes les entraîne à une surenchère auprès des grévistes.
Mais, bien sûr, Germinal fait date en tant que roman social. Les conditions de travail sont terribles (humidité, chaleur, grisou…) pour une tâche très physique, le corps souvent courbé (que ce soit pour extraire le charbon ou pousser les wagons). Une note de bas de page rappelle les 300 jours de travail annuels, les dimanches et jours fériés n'étant pas payés. Avec plus d'empathie que dans d'autres romans, Zola décrit la difficulté à terminer les quinzaines, une misère digne qui pousse les anciens à travailler le plus tard possible, et les enfants à descendre tôt à la mine. Malheur à ceux qui ne peuvent plus assurer leur subsistance.
Étienne pose la question qui agitera le monde moderne pendant des décennies : « Est-ce honnête, à chaque crise, de laisser mourir de faim les travailleurs pour sauver les dividendes des actionnaires ? ». Car le message politique de Zola est en partie là, dans cette opposition entre travailleurs et actionnaires. Relativement indulgent envers le directeur Hennebeau, « salarié » comme les autres, ou l'ingénieur Négrel, dont il loue le courage physique et le souci de ses mineurs, Zola ne cache pas son mépris envers le rentier Grégoire, actionnaire des mines. Par ironie, il montre celui-ci se félicitant de vivre de ses rentes et de n'avoir pas investi dans de nouvelles mines, comme son interlocuteur du moment, propriétaire d'une petite exploitation et ruiné par la grève. Mais la scène la plus terrible est le meurtre de Cécile, fille des Grégoire, par le vieux Bonnemort, ancêtre des Maheu devenu invalide et charge pour la famille (symbolique : le prolétariat poussé à bout se retourne contre l'actionnaire qui l'exploite).
Sans forcer le trait, Zola n'a pas son pareil pour jouer des contrastes, soulignant le faste du repas des Hennebeau le jour où la grève atteint son paroxysme (la cuisinière craignant que le pâtissier ne puisse livrer les vols-aux-vents) et que les mineurs n'ont plus rien à manger depuis des jours.
Zola décrit un monde où le « dialogue social » n'existe pas : la grève s'achève mal, aucune des deux parties n'envisageant une autre issue que sa demande initiale. Il montre les prémices d'événements majeurs, et par la personne du sombre Souvarine, pressent des formes d'actions beaucoup plus radicales (sabotage, attentats, destruction…).
Un roman emblématique.
Zola, on aime ou on n'aime pas, c'est comme les épinards, il faut goûter. Je ne me sens pas de taille à donner mon avis au point de vue littéraire. Je les ai tous dévoré, mais ça n'engage que moi. Celui-ci est pour ma fille qui est en première (le mien ayant été perdu dans un déménagement). Il est plutôt en bon état, après un bout de scotch au niveau de la tranche qui était déchirée (d'où l'étoile enlevée)... Mais bon, vu la quantité de livres qu'il faut avoir pour le bac français, la seconde main est bien appréciable.