Néanmoins, il est très révélateur de la mentalité et de la vision politique de Stefan Zweig.
Dans son excellente introduction, Bertrand Dermoncourt indique que la nostalgie de l'Empire austro-hongrois de Stefan Zweig n'est rien d'autre que son souhait de retrouver un ordre où la responsabilité, la décence et l'honneur régnaient (?). La critique de Hannah Arendt est plus dure. Elle reproche à Stefan Zweig 'une forme de cécité sur la réalité du monde'.
La majorité des textes n'ont pas beaucoup de profondeur: de simples superlatifs (pour la poésie de Rilke: 'les cimes inaccessibles de l'infini'). Exception font les textes suivants: 'Job, roman de Joseph Roth', qui contient une courte biographie de l'auteur; l'admiration de S. Zweig pour T. Herzl, qui a lancé l'idée de créer un nouvel État en Palestine; et 'Le Malaise dans la civilisation' de S. Freud. Ce malaise est dû à 'une limitation inouïe de la liberté de nos instincts'.
Vienne
Sa nostalgie pour 'La Vienne d'hier s'explique par sa vue sur la vie: 'les bonnes choses de la vie sont faites pour qu'on en jouisse et que vivre avec insouciance, librement et de plein gré est le plus élevé des droits humains' et autrement 'vivre et laisser vivre'.
Mais, la guerre a tout détruit: 'nulle autre ville que Vienne n'a été si profondément touchée par la paix de 1919; capitale d'une monarchie de cinquante-quatre millions, elle ne compte plus soudain que quatre millions autour d'elle.'
Pour les fans de l'auteur























