Dire qu'il faudrait actualiser la pensée de Lyotard me semble une erreur, elle est à exploiter telle quelle.
| Date | Prix |
|---|---|
| 20 avril 2026 | 7,99 € |
| 29 avril 2026 | 14 € |
| 4 mai 2026 | 10,49 € |
| 21 mai 2026 | 14 € |
| 3 juin 2026 | 10,69 € |
| 11 juin 2026 | 13,49 € |
| 21 juin 2026 | 10,79 € |
| 25 juin 2026 | 14 € |
| 28 juin 2026 | 13,56 € |
| 1 juillet 2026 | 14 € |
| 4 juillet 2026 | 14 € |
| 9 juillet 2026 | 14 € |
| 14 juillet 2026 | 10,49 € |
| 17 juillet 2026 | 6,83 € |
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Information produit
Contribution à la discussion internationale sur la question de la légitimité : qu'est-ce qui permet aujourd'hui de dire qu'une loi est juste, un énoncé vrai ? Il y a eu les grands récits, l'émancipation du citoyen, la réalisation de l'Esprit, la société sans classes. L'âge moderne y recourait pour légitimer ou critiquer ses savoirs et ses actes. L'homme postmoderne n'y croit plus. Les décideurs lui offrent pour perspective l'accroissement de la puissance et la pacification par la transparence communicationnelle. Mais il sait que le savoir quand à devient marchandise informationnelle est une source de profits et un moyen de décider et de contrôler. Où réside la légitimité, après les récits ? Dans la meilleure opérativité du système ? C'est un critère technologique, il ne permet pas de juger du vrai et du juste. Dans le consensus ? Mais l'invention se fait dans le dissentiment. Pourquoi pas dans ce dernier ? La société qui vient relève moins d'une anthropologie newtonienne (comme le structuralisme ou la théorie des systèmes) et plus d'une pragmatique des particules langagières. Le savoir postmoderne n'est pas seulement l'instrument des pouvoirs : il raffine notre sensibilité aux différences et renforce notre capacité de supporter l'incommensurable. Lui-même ne trouve pas sa raison dans l'homologie des experts, mais dans la paralogie des inventeurs. Et maintenant : une légitimation du lien social, une société juste, est-elle praticable selon un paradoxe analogue ? En quoi consiste celui-ci ?
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Dire qu'il faudrait actualiser la pensée de Lyotard me semble une erreur, elle est à exploiter telle quelle.
Dans les sociétés traditionnelles, le savoir était légitimé par l'histoire racontée par son auteur, sans questionner la véracité de ce récit. Dans les sociétés développées, la légitimité se faisait par la contribution au système ou à la capacité à libérer le peuple.
Mais selon Lyotard, ces formes de légitimation sont aujourd'hui obsolètes, même si le discours scientifique utilise encore des petits récits. Les scientifiques racontent des histoires.
Le livre pose également la question de la légitimité du savoir par la performativité, c'est-à-dire que l'on pense qu'un savoir est légitimé s'il permet de créer de nouvelles idées ou de nouveaux « jeux de langage » et de rendre un système plus efficient. Cela soulève des questions sur les crédits accordés aux universités : Quelles recherches financer ? celles qui sont susceptibles d'avoir des résultats immédiatement exploitables ? Faut-il abandonner les recherches pures sans capacité performatives?
Il semble que la tendance soit aujourd'hui à l'abandon du consensus des experts pour prouver qu'une chose est vraie mais on utiliserait plutôt le concept de « paralogie » où tous les atomes qui constituent la société seraient plus ou moins formatés à suivre un discours dominant qui fixent les nouvelles règles du jeu. Pour en savoir plus, lire : La foule solitaire de Riesman ou l'homme unidimensionnel de H. Marcuse.
Ce livre est court mais très dense et parfois difficile à comprendre, même si l'auteur fait des efforts pour expliquer les différents concepts qui gravitent autour de sa pensée.
Un livre à lire pour tout ceux qui se posent la question : Qui décide aujourd'hui de ce qui est vrai ? Le livre a cependant été écrit en 1979 donc il demanderait à être réactualisé, je pense.


















