Il y a du style, une désespérance certaine et une haine abyssale dans ce texte. Limonov se complait dans une désespérance qu'au fond il affectionne. La pauvreté lui va bien, le désespoir aussi. Mais cette suite de vignettes désespérées ne suffit pas à faire un chef-d'oeuvre. On compatit avec l'homme et avec ce malheur consubstantiel qu'il emmène partout avec lui mais on se force un peu à tourner les pages pour voir jusqu'où il va descendre. La fille de Neandertal, la cantatrice chauve, la gouvernante du millionnaire, il s'abaisse accoucher avec les femmes qui le dégoûtent le plus.
Seule la belle Hélène, dont il a divorcé, trouve grâce à ses yeux.
Ce livre est plus un témoignage sur un homme qui s'est construit un destin de poète maudit qu'une grande œuvre littéraire.























